Faut-il vraiment des distributions Linux nationales ?

Ces derniers jours ont été marqués (en plus de la crise économique) par des annonces intéressantes côté logiciels libres. Le Cuba et la Russie ont décidé, en suivant la Chine, de se défaire de leur dépendance du système Windows, qui est, admettons-le, potentiellement dangereux lorsqu’il est largement adopté par une administration. Imaginez que quelqu’un, via les mises à jour automatiques, désactive d’un coup tout les ordinateurs d’un ministère. Par ailleurs, cet avec un coup de mise à jour que le service Skype (concurrent de Windows Communicator) a déjà été mis hors service une fois.

Mais, parce qu’il y a un mais, pourquoi donc créer encore deux autres distributions Linux ? Et surtout pourquoi nationales ? Cela va, à mon sens, à l’encontre de l’esprit Linux qui est par excellence humain, donc sans frontières. Tant les distributions orientées sur un domaine, telles que les distributions destinées aux étudiants d’une école, ont un sens, tant les distributions orientées sur une nation n’ont pas de sens. L’internationalisation et la localisation des distributions sont là pour pour ça. Je ne vois pas ce que l’on pourrait y ajouter (ou enlever) de plus. A moins que je me trompe ? Qu’en pensez-vous ?

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